Il faut maintenant se demander qui aura, au plan mondial, le leadership des courses océaniques. Car les enjeux sont importants.

Il est clair en effet qu’il y a une réelle corrélation entre les activités de la course au large, c’est-à-dire le prestige qu’elle génère au plan mondial, le savoir-faire qu’elle impose, et le marché des industries nautiques (voire le marché économique tout court).

A titre d’exemple, et pour illustrer le poids de cette industrie, en France, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) recense 55 entreprises de constructions de bateaux de plus de 20 salariés et plus, ou un millier d’entreprises si l’on prend en compte les très petites entreprises, nombreuses dans le secteur. Elle annonce un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros. En 2008, la France est une nouvelle fois le premier fabricant de voiliers au monde.

La Fédération britannique, elle, annonce un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Mais aussi une croissance du chiffre d’affaires annuel de 7 %.

Au-delà des chiffres, il convient d’analyser également la course océanique sur le plan de la formation et du savoir-faire. Comme dans les autres secteurs d’activités, le regroupement des compétences apparaît aujourd’hui comme une nécessité.

Les Anglais d’Offshore Challenges ont été les premiers à créer une véritable écurie de course au large en réunissant plusieurs projets sous le même label. Des navigateurs – Ellen MacArthur et de jeunes navigateurs anglais et australiens, mais aussi français, comme Seb Josse !–, des techniciens et un vrai savoir-faire en matière de gestion économique du sponsoring.

Leur installation dans l’île de Wight débouchera, dans quelque temps, sur la création d’un pôle de compétences nautiques ambitieux et la réalisation d’une grande marina dans le Sud de l’île.
Ils ont été suivis dans cette démarche par Michel Desjoyeaux qui héberge lui aussi deux ou trois projets par an. Projets souvent gagnants, au sein de sa structure Mer Agitée. Budget annuel de la structure : 2,5 millions d’euros environ.