La Transat 6,50 (ex-Mini-Transat) se dispute tous les deux ans, en solitaire, sur des petits monocoques de 6,50 mètres. C’est la course la plus internationale, celle qui, peut-être, réussit à combler le fossé culturel entre les Anglo-Saxon et les Latins.

89 participants et 16 nationalités étaient au départ de La Rochelle pour l’édition 2007 : le succès de la Transat 6,50 est croissant. A partir de 2010, il est d’ailleurs prévu qu’une transat supplémentaire soit mise en place les années paires.

La raison d’une telle réussite est simple : un monocoque de 6,50 mètres est (relativement) peu onéreux. Une campagne peut coûter entre 50 000 et 150 000 euros. Résultat, une très forte participation depuis sa création en 1977.

C’est la course dans laquelle toutes les innovations technologiques ont été mises au point. De la quille pivotante aux dérives asymétriques en passant par les gréements en fibres composites, les 6,50 mètres servent de laboratoire.


Les Minis 6.50 : un concentré d’énergie, de toile et de légèreté. Un concentré d’innovations, aussi. Bien des atouts, donc – et, logiquement, beaucoup de succès ! © François Chevalier.

Le vainqueur 2007, Yves Le Blevec, est arrivé à Salvador (Brésil) au terme de 17 jours, 6 heures, 38 minutes et 2 secondes de mer depuis Madère, à la vitesse de 7,30 nœuds de moyenne. A bord d’un bateau de 6,50 mètres…

Parmi ses prédécesseurs, citons Jean-Luc Van den Heede et Bruno Peyron (1977), Loïck Peyron et Lionel Péan (1979), Yves Parlier (1985), Isabelle Autissier et Laurent Bourgnon (1987), Michel Desjoyeaux et Marc Thiercelin (1991), Thierry Dubois (1993), Yvan Bourgnon (1994), Thomas Coville et Ellen MacArthur (1997) – excusez du peu !

Bien que plus internationale, la Transat 6,50 reste dominée par les skippers français.