La 32e édition de la Coupe de l’America était organisée par le défendeur suisse Alinghi, à Valence en Espagne. En juillet 2007, l’équipe suisse – composée aux deux-tiers de marins… néo-zélandais – a battu Team New Zealand – et son équipage néo-zélandais.


Alinghi, Class America vainqueur de la 32e édition de la Coupe de l’America.
© François Chevalier.

La 33e édition devait être organisée à Valence par Alinghi. Mais le déroulement de cette prochaine édition dépend encore en grande partie du jugement de la Cour de New York, qui doit arbitrer un conflit entre le defender et le challenger BMW-Oracle. Monocoque ou multicoque, ville d’accueil : rien n’est encore sûr, et l’histoire de la Coupe se poursuit.

En 2007, avant les duels de la 32e Coupe proprement dite, les douze équipes (pour dix nations représentées) ont régaté en flotte ou en match-race à Marseille, Malmoë et Trapani, et ceci au cours de 14 Actes préparatoires et de la Coupe Louis Vuitton.

Les pays
Suisse, Etats-Unis, Chine, France, Espagne, Italie, Suède, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Allemagne.

Les bateaux
Très divers depuis l’origine : goélettes, cotres (citons seulement Reliance, signé Herreshoff, et ses 1500 mètres carrés de toile sur un seul mât), puis Classe J (dont le redoutable Ranger), 12 Mètre JI (dont le célèbre Australia II et sa non moins fameuse quille à ailettes, bateau australien qui mit fin aux 132 ans d’invicibilité américaine à Newport, en 1983), puis, aujourd’hui, Class America. Ces bateaux, répondant à une jauge très précise, ne peuvent s’engager que dans cette compétition.


Australia II, signé Ben Lexcen, skippé par John Bertrand, le plus célèbre des 12 Mètre JI. En 1983, avec sa quille à ailettes, il a mis fin à 132 ans d’invincibilité américaine ! © François Chevalier.

Quelques chiffres illustrent bien l’ampleur de l’événement.
• Budget annoncé pour l’organisation : 250 millions d’euros.
• Budget des équipes : entre 50 et 120 millions d’euros chacune.
• Nombre de personnes par équipe : environ 100.
• Nombre de spectateurs depuis le début de la compétition : plus d’un million.
• Equipe organisatrice : 80 personnes, assistées d’environ 250 volontaires et de 100 à 150 techniciens sur le terrain.

Si la Cup n’est pas à proprement parler une course océanique, il est nécessaire de la placer dans cette série, car :
• Autrefois, les challengers anglais devaient traverser l’Atlantique par leurs propres moyens avant d’aller défier les bateaux américains !
• C’est le premier événement de voile au monde.
• Les skippers et équipiers sont les meilleurs mondiaux en équipage. Ils se distinguent aussi bien dans la Coupe que dans la Volvo Ocean Race (Course autour du monde en équipage, ex-Whitbread).
• La Coupe est dominée sans partage par les Anglo-Saxons.