Après ce long rappel de l’histoire, nécessaire pour appréhender le présent, voyons quel est l’état actuel des courses océaniques.

Tout d’abord, par le biais des bateaux employés. Car ils sont révélateurs de l’esprit de la course et illustrent bien la différence entre les courses d’esprit anglo-saxon et les courses plutôt latines.

Les bateaux peuvent :
• Etre totalement libres : ce sont des bateaux de croisière rapides, course-croisière ou de course pure. Ces bateaux sont utilisés principalement pour des courses amateurs ou semi-professionnelles comme Sydney-Hobart ou la TransPac.
• Répondre à une jauge souple, qui définit principalement une longueur maximale, une hauteur de mât et les équipements à bord. C’est le cas pour les multicoques de la Route du Rhum ou de la Transat Jacques Vabre et les monocoques du Vendée Globe.
• Répondre à une jauge très précise qui définit les paramètres du bateau dans ses moindres détails. Les bateaux sont alors très proches les uns des autres. Il s’agit des Class America de la Coupe éponyme, de la Solitaire du Figaro, du Tour de France à la voile…

On constate également que, sur un plan géographique – et pour des raisons essentiellement géographiques !–, les grandes courses océaniques sont principalement organisées dans l’hémisphère Nord.