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	<title>L'Histoire des grandes courses à la voile</title>
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	<description>Revivez la Coupe des Cent Guin&#233;es, l&#8217;&#233;pop&#233;e des clippers, la Transat anglaise de Chichester et Tabarly, le Golden Globe de Moitessier, la premi&#232;re Route du Rhum ! En remontant le temps, je vous propose de d&#233;couvrir l&#8217;histoire des grandes courses &#224; la voile. Enjeux, spectacle, personnages : une vraie saga !</description>
	<lastBuildDate>Mon, 02 Mar 2009 17:30:50 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Au final, quel avenir pour la course au large ?</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 16:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Au terme de l&#8217;analyse de ces divers param&#232;tres, on peut affirmer ceci : &#8226; Entre 1960 et les ann&#233;es 2000, les monopoles &#233;taient assez bien marqu&#233;s. La France organisait ses comp&#233;titions &#171;sur mesure&#187; et triomphait en solitaire, alors que les Anglo-Saxons dominaient en &#233;quipage. &#8226; Cet ordre est progressivement en train de bouger. &#160;&#160;&#160;&#160; &#8211;<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Au-final-quel-avenir-pour-la-course-au-large/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au terme de l&rsquo;analyse de ces divers param&egrave;tres, on peut affirmer ceci :<br />
</strong><br />
&bull; Entre 1960 et les ann&eacute;es 2000, les monopoles &eacute;taient assez bien marqu&eacute;s. La France organisait ses comp&eacute;titions &laquo;sur mesure&raquo; et triomphait en solitaire, alors que les Anglo-Saxons dominaient en &eacute;quipage.<br />
&bull; Cet ordre est progressivement en train de bouger.<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; D&rsquo;une part, la comp&eacute;tition mondiale pour obtenir les places d&rsquo;honneur dans la course oc&eacute;anique est de plus en plus difficile.<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; D&rsquo;autre part, un courant de mixit&eacute; et d&rsquo;&eacute;changes entre la culture des Anglo-Saxons et la culture des Latins se met en place et gagne du terrain.</p>
<p>Tous l&rsquo;ont compris : seul un regroupement des comp&eacute;tences internationales peut permettre &agrave; une structure, quelle que soit sa nationalit&eacute; et le type de navigation qu&rsquo;elle g&egrave;re, de glaner les premi&egrave;res places, tant sur le plan sportif qu&rsquo;&eacute;conomique.<br />
<strong><br />
Pour qu&rsquo;un pays brille en course au large, aujourd&rsquo;hui et sur le plan mondial, il lui faudra :</strong></p>
<p>&bull; Poss&eacute;der une industrie nautique de haut niveau, tant au niveau technologique que commercial.<br />
&bull; Former les meilleurs navigateurs en &eacute;quipage et les meilleurs navigateurs en solitaire gr&acirc;ce &agrave; des fili&egrave;res de formation polyvalentes.<br />
&bull; Affirmer son savoir-faire dans l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements nautiques de taille internationale.<br />
&bull; Et, surtout, organiser des comp&eacute;titions adapt&eacute;es au savoir-faire des Anglo-Saxons et aux sp&eacute;cificit&eacute;s des Latins.</p>
<p>A ce titre, une course oc&eacute;anique novatrice est n&eacute;e en Grande-Bretagne, voici trois ans. La <u>Barcelona World Race</u>, tour du monde en double sans escale en 60 pieds IMOCA, dont le d&eacute;part a &eacute;t&eacute; donn&eacute; de Barcelone &ndash; encore une ville espagnole &ndash; le 11 novembre 2007, soit exactement un an avant le Vend&eacute;e Globe.</p>
<p>Lanc&eacute; par Offshore Challenges, la soci&eacute;t&eacute; des Anglais Mark Turner et Ellen MacArthur, ce projet s&rsquo;annon&ccedil;ait aussi ambitieux que f&eacute;d&eacute;rateur. Ce format in&eacute;dit de course en double &ndash; donc en &eacute;quipage tr&egrave;s r&eacute;duit &ndash; poss&egrave;de une majorit&eacute; des qualit&eacute;s du Vend&eacute;e Globe, exception faite de l&rsquo;aventure en solitaire.</p>
<p>C&rsquo;est une comp&eacute;tition qui s&rsquo;est volontairement mise &agrave; la port&eacute;e des Anglo-Saxons en &eacute;vitant de les contraindre &agrave; la pratique du solitaire, qu&rsquo;ils n&rsquo;affectionnent pas. Une formule qui avait le potentiel pour int&eacute;resser les grandes marques d&rsquo;&laquo;entertainment&raquo; &ndash; Nokia, Ericsson, Disney &ndash; int&eacute;ress&eacute;es par le rendement de la voile internationale.</p>
<p>L&rsquo;objectif &eacute;tait de boucler la boucle : les grands noms de la voile mondiale, les grandes marques mondiales dans un parcours haut en &eacute;vocation, le tout dans une formule peu on&eacute;reuse. Et &eacute;tait pressentie comme une illustration des comp&eacute;titions et des forces en pr&eacute;sence pour le futur.</p>
<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-26-1.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><em><strong>Le 60 IMOCA Paprec-Virbac a remport&eacute; la premi&egrave;re Barcelona World Race aux mains de Jean-Pierre Dick et Damian Foxall. &copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</strong></em></span></p>
<p>A cela pr&egrave;s que, sur les neuf pr&eacute;sents au d&eacute;part, seuls cinq tandems ont pu terminer la course. Trois d&eacute;m&acirc;tages dans le grand Sud et une avarie de safran &agrave; Cape Town ont forc&eacute; quatre &eacute;quipages &agrave; l&rsquo;abandon, sans oublier que deux bateaux se sont arr&ecirc;t&eacute;s pour escales techniques. La course a alors perdu de son suspense : dans l&rsquo;oc&eacute;an Pacifique, les leaders Jean-Pierre Dick et Damian Foxall (<em>Paprec-Virbac 2</em>) poss&eacute;daient d&eacute;j&agrave; 1000 milles d&rsquo;avance sur leurs plus proches concurrents, avant d&rsquo;arriver victorieux &agrave; Barcelone. Reste &eacute;videmment l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t technique d&rsquo;une telle course, dont la deuxi&egrave;me &eacute;dition est &ndash; pour l&rsquo;instant en tout cas &ndash; confirm&eacute;e pour 2010.</p>
<p>Pas de doute, la course oc&eacute;anique n&rsquo;a pas fini de nous faire r&ecirc;ver &ndash; tant mieux&hellip;</p>
<p><em><strong>A bient&ocirc;t, sur les pontons, sur l&#8217;eau &ndash; ou au PC Presse du Vend&eacute;e Globe.<br />
Denis Horeau</strong></em></p>
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		<title>De Valence à Lorient, de Suède en Nouvelle-Zélande</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Prenons maintenant en compte les investissements de plusieurs pays dans la gestion de courses ou de flottes de bateaux, investissements r&#233;alis&#233;s afin de dynamiser leur image et leur industrie nautique. T&#233;moin, l&#8217;Espagne, qui, sous l&#8217;impulsion du Roi, a notamment donn&#233; en 2006 le d&#233;part de la Volvo Ocean Race &#224; Vigo et de la course<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/De-Valence-a-Lorient-de-Suede-en-Nouvelle-Zelande/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Prenons maintenant en compte les investissements de plusieurs pays dans la gestion de courses ou de flottes de bateaux, investissements r&eacute;alis&eacute;s afin de dynamiser leur image et leur industrie nautique.</strong></p>
<p>T&eacute;moin, l&rsquo;<strong>Espagne</strong>, qui, sous l&rsquo;impulsion du Roi, a notamment donn&eacute; en 2006 le d&eacute;part de la Volvo Ocean Race &agrave; Vigo et de la course autour du monde Velux-5 Oceans &agrave; Gexto Bilbao. En novembre 2007, la Barcelona World Race est partie de&hellip; Barcelone. Et la Volvo Race 2008-09 est partie d&rsquo;Alicante le 11 octobre dernier&hellip; sans oublier la Coupe de l&rsquo;America, dont la derni&egrave;re &eacute;dition a &eacute;t&eacute; organis&eacute;e &agrave; Valence ! </p>
<p>A titre d&rsquo;illustration, une rapide &eacute;valuation de l&rsquo;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale de la 32e &eacute;dition de la Coupe fixe les budgets consacr&eacute;s par les organisateurs et par les syndicats &agrave; 1 300 millions d&rsquo;euros environ !</p>
<p>Autre pays ambitieux, la <strong>Su&egrave;de</strong>, qui g&egrave;re un &eacute;norme syndicat &agrave; deux bateaux (Ericsson 3 et 4) pour la Volvo Ocean Race, projets &agrave; 25 millions d&rsquo;euros environ chacun. La Su&egrave;de a achet&eacute; sept trimarans ORMA Fran&ccedil;ais afin de cr&eacute;er un vrai circuit de courses oc&eacute;aniques dans ses eaux. Objectif : faire participer les grosses soci&eacute;t&eacute;s mondiales et d&rsquo;Europe du Nord d&rsquo;&laquo;entertainment&raquo; en leur organisant, autour des comp&eacute;titions, d&rsquo;importantes op&eacute;rations de RP.</p>
<p>Citons bien s&ucirc;r aussi la <strong>Nouvelle-Z&eacute;lande</strong> qui, apr&egrave;s avoir perdu la Coupe au profit de la Suisse, a mis en place une v&eacute;ritable campagne nationale de reconqu&ecirc;te de l&rsquo;aigui&egrave;re d&rsquo;argent. Coup estim&eacute; de la campagne kiwi : entre 70 et 100 millions d&rsquo;euros.</p>
<p>En <strong>France</strong> &eacute;galement, la F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de voile et les &eacute;lus ont pris la mesure des enjeux &eacute;conomiques des courses oc&eacute;aniques. La FFV anime, depuis 1992, avec l&rsquo;aide du Conseil g&eacute;n&eacute;ral du Finist&egrave;re et de Jeunesse et Sports, une structure de formation &agrave; la course au large unique au monde : le P&ocirc;le France de Port-La For&ecirc;t.</p>
<p>Elle forme ainsi les meilleurs marins de la course oc&eacute;anique, les skippers de la Solitaire du Figaro, du Vend&eacute;e Globe mais &eacute;galement les &eacute;quipages de la Transat Jacques Vabre. Tous les grands noms de la voile fran&ccedil;aise et anglaise sont pass&eacute;s &agrave; Port La For&ecirc;t. Budget annuel : 300 000 euros.</p>
<p>Le Pays de Lorient, en plus de la Cit&eacute; Eric Tabarly, a r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute; une structure d&rsquo;accompagnement et d&rsquo;animation de la fili&egrave;re nautique. Une v&eacute;ritable &laquo;Silicon Valley&raquo; de la voile. Les chiffres qui justifient la cr&eacute;ation d&rsquo;Euro Course au Large sont &eacute;loquents. L&rsquo;&eacute;conomie de cette activit&eacute; repr&eacute;sente, au niveau national, 110 &agrave; 120 millions d&rsquo;euros par an en moyenne. Dont 10 % viennent des collectivit&eacute;s et 90% du secteur priv&eacute;.</p>
<p>Ces budgets financent, par des actions de sponsoring ou de partenariat, les courses pour 17 millions d&rsquo;euros et les bateaux et &eacute;quipages pour 68 millions d&rsquo;euros.</p>
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		<title>De fructueux enjeux</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:44:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Il faut maintenant se demander qui aura, au plan mondial, le leadership des courses oc&#233;aniques. Car les enjeux sont importants. Il est clair en effet qu&#8217;il y a une r&#233;elle corr&#233;lation entre les activit&#233;s de la course au large, c&#8217;est-&#224;-dire le prestige qu&#8217;elle g&#233;n&#232;re au plan mondial, le savoir-faire qu&#8217;elle impose, et le march&#233; des<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/De-fructueux-enjeux/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il faut maintenant se demander qui aura, au plan mondial, le leadership des courses oc&eacute;aniques. Car les enjeux sont importants.</strong></p>
<p>Il est clair en effet qu&rsquo;il y a une r&eacute;elle corr&eacute;lation entre les activit&eacute;s de la course au large, c&rsquo;est-&agrave;-dire le prestige qu&rsquo;elle g&eacute;n&egrave;re au plan mondial, le savoir-faire qu&rsquo;elle impose, et le march&eacute; des industries nautiques (voire le march&eacute; &eacute;conomique tout court).</p>
<p>A titre d&rsquo;exemple, et pour illustrer le poids de cette industrie, en France, la F&eacute;d&eacute;ration des Industries Nautiques (FIN) recense 55 entreprises de constructions de bateaux de plus de 20 salari&eacute;s et plus, ou un millier d&rsquo;entreprises si l&rsquo;on prend en compte les tr&egrave;s petites entreprises, nombreuses dans le secteur. Elle annonce un chiffre d&rsquo;affaires de 1,4 milliard d&rsquo;euros. En 2008, la France est une nouvelle fois le premier fabricant de voiliers au monde.</p>
<p>La F&eacute;d&eacute;ration britannique, elle, annonce un chiffre d&rsquo;affaires de 15 millions d&rsquo;euros. Mais aussi une croissance du chiffre d&rsquo;affaires annuel de 7 %. </p>
<p>Au-del&agrave; des chiffres, il convient d&rsquo;analyser &eacute;galement la course oc&eacute;anique sur le plan de la formation et du savoir-faire. Comme dans les autres secteurs d&rsquo;activit&eacute;s, le regroupement des comp&eacute;tences appara&icirc;t aujourd&rsquo;hui comme une n&eacute;cessit&eacute;.</p>
<p>Les Anglais d&rsquo;Offshore Challenges ont &eacute;t&eacute; les premiers &agrave; cr&eacute;er une v&eacute;ritable &eacute;curie de course au large en r&eacute;unissant plusieurs projets sous le m&ecirc;me label. Des navigateurs &ndash; Ellen MacArthur et de jeunes navigateurs anglais et australiens, mais aussi fran&ccedil;ais, comme Seb Josse !&ndash;, des techniciens et un vrai savoir-faire en mati&egrave;re de gestion &eacute;conomique du sponsoring.</p>
<p>Leur installation dans l&rsquo;&icirc;le de Wight d&eacute;bouchera, dans quelque temps, sur la cr&eacute;ation d&rsquo;un p&ocirc;le de comp&eacute;tences nautiques ambitieux et la r&eacute;alisation d&rsquo;une grande marina dans le Sud de l&rsquo;&icirc;le.<br />
Ils ont &eacute;t&eacute; suivis dans cette d&eacute;marche par Michel Desjoyeaux qui h&eacute;berge lui aussi deux ou trois projets par an. Projets souvent gagnants, au sein de sa structure Mer Agit&eacute;e. Budget annuel de la structure : 2,5 millions d&rsquo;euros environ.</p>
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		<title>Le temps de la réconciliation ?</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:43:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[S&#8217;il faut signaler le foss&#233; culturel qui s&#233;pare les Anglo-Saxons et les Latins dans leur approche des courses, il convient de constater que, depuis peu, celui-ci se r&#233;duit heureusement. Quelques exemples nous montrent ce rapprochement. En solitaire, on a d&#8217;abord vu arriver des Josh Hall et autres Mike Golding dans le Vend&#233;e Globe. Ayant d&#8217;abord<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Le-temps-de-la-reconciliation/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S&rsquo;il faut signaler le foss&eacute; culturel qui s&eacute;pare les Anglo-Saxons et les Latins dans leur approche des courses, il convient de constater que, depuis peu, celui-ci se r&eacute;duit heureusement. Quelques exemples nous montrent ce rapprochement.</strong></p>
<p>En solitaire, on a d&rsquo;abord vu arriver des Josh Hall et autres Mike Golding dans le Vend&eacute;e Globe. Ayant d&rsquo;abord couru la Mini, francophone et francophile, Ellen MacArthur a nettement confirm&eacute; cette voie, d&egrave;s 2000 en Angleterre, elle aussi dans le Vend&eacute;e Globe &ndash; qu&rsquo;elle termine en seconde position, apr&egrave;s avoir s&eacute;rieusement malmen&eacute; Michel Desjoyeaux ! Si Mike Golding est plus que jamais l&agrave;, aujourd&rsquo;hui, il faut lui rajouter Conrad Humpreys ou Alex Thomson, tous Britanniques et tr&egrave;s press&eacute;s de bousculer les Fran&ccedil;ais chez eux.</p>
<p>En &eacute;quipage, le Fran&ccedil;ais S&eacute;bastien Josse, un grand sp&eacute;cialiste du solitaire sur le Figaro et le Vend&eacute;e Globe, a &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute; pour &ecirc;tre le skipper d&rsquo;<em>ABN-Amro 2</em> lors la Volvo Race 2005 (il y a battu le record de la distance parcourue sur 24 heures, avec 563 milles&nbsp; aval&eacute;s &agrave; 23,5 n&oelig;uds). Sidney Gavignet, chef de quart sur <em>ABN-Amro 1</em>, vainqueur de l&rsquo;&eacute;preuve en 2005-06 aux c&ocirc;t&eacute;s de &laquo;Mouse&raquo; Sanderson, est reparti en 2008 comme chef de quart sur <em>Puma</em>, tandis que Laurent Pag&egrave;s tient le m&ecirc;me r&ocirc;le &agrave; bord du VO 70 espagnol <em>Telef&oacute;nica Blue</em>. A chaque &eacute;dition, des &eacute;quipiers fran&ccedil;ais occupent des postes-cl&eacute;s sur des bateaux anglo-saxons.</p>
<p>Bertrand Pac&eacute; est l&rsquo;un des meilleurs sp&eacute;cialistes mondiaux en match-racing. Apr&egrave;s avoir navigu&eacute; avec les N&eacute;o-Z&eacute;landais lors de la derni&egrave;re Coupe, il occupe d&eacute;sormais l&rsquo;un des plus gros postes dans le syndicat BMW-Oracle, l&rsquo;un des seuls &agrave; pouvoir inqui&eacute;ter les Suisses d&rsquo;Alinghi dans la Coupe. Une bonne dizaine de Fran&ccedil;ais occupent des postes strat&eacute;giques dans divers syndicats de la Coupe.</p>
<p>En bref, les cultures se rapprochent, et la pratique des courses tend &agrave; s&rsquo;internationaliser.</p>
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		<title>Y a-t-il un monopole français sur la course au large ?</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Au terme de toute cette r&#233;flexion, la question du monopole fran&#231;ais sur les grandes courses oc&#233;aniques peut naturellement venir &#224; l&#8217;esprit. Mais, comme nous venons de le voir, la r&#233;ponse n&#8217;est pas binaire. Sur un plan historique, l&#8217;invention des courses oc&#233;aniques &#8211; comme celle de nombreux autres sports, football, rugby ou cricket &#8211; est anglaise.<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Y-a-t-il-un-monopole-francais-sur-la-course-au-large/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au terme de toute cette r&eacute;flexion, la question du monopole fran&ccedil;ais sur les grandes courses oc&eacute;aniques peut naturellement venir &agrave; l&rsquo;esprit. Mais, comme nous venons de le voir, la r&eacute;ponse n&rsquo;est pas binaire.</strong></p>
<p>Sur un plan historique, l&rsquo;invention des courses oc&eacute;aniques &ndash; comme celle de nombreux autres sports, football, rugby ou cricket &ndash; est anglaise. Mais, dans la pratique, les pays neufs ont domin&eacute; et dominent les courses. Les Etats-Unis pour la Coupe de l&rsquo;America, durant 132 ans. Relay&eacute;s ensuite par l&rsquo;Australie, la Nouvelle-Z&eacute;lande et la Suisse. Les Pays-Bas, la Nouvelle-Z&eacute;lande et la Su&egrave;de pour la Volvo Race.</p>
<p>Dans ces courses, l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;quipe fait merveille, ainsi qu&rsquo;une organisation millim&eacute;tr&eacute;e, quasi militaire, des budgets cons&eacute;quents regroup&eacute;s pour une cause souvent consid&eacute;r&eacute;e d&rsquo;importance nationale, et l&rsquo;implication sans faille de tout un pays, derri&egrave;re une seule &eacute;quipe dirig&eacute;e par un seul homme. Car il convient d&rsquo;exploiter au mieux la latitude tr&egrave;s faible que vous donne une jauge tr&egrave;s contraignante.</p>
<p>La France, et l&rsquo;Italie dans une moindre mesure, sont ma&icirc;tres dans la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, le Vend&eacute;e Globe, le Boc Challenge, les Transats ou la Mini 6,50. La formule en solitaire et au large, que les Anglo-Saxons consid&egrave;rent avec &eacute;tonnement ou suspiscion, fait merveille. Car il convient d&rsquo;improviser avec talent, de r&eacute;fl&eacute;chir hors-cadre, d&rsquo;individualiser un projet avec, bien entendu, toutes les impr&eacute;cisions mais aussi tous les coups de g&eacute;nie que g&eacute;n&egrave;re cette posture.</p>
<p>Pr&eacute;cisons que cette &eacute;vocation des grandes courses &agrave; la voile ne tient pas compte de l&rsquo;aspect m&eacute;diatique. C&rsquo;est un parti-pris, car s&rsquo;il est assez facile de citer des chiffres objectifs de lignes budg&eacute;taires, il est beaucoup plus d&eacute;licat d&rsquo;appr&eacute;hender les aspects qualitatifs de l&rsquo;impact m&eacute;diatique d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement.</p>
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		<title>Les grandes courses côté Sud</title>
		<link>http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Les-grandes-courses-cote-Sud/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:38:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Dans l&#8217;h&#233;misph&#232;re Sud, il existe &#233;galement des comp&#233;titions, mais plus locales &#8211; par la forces des choses : au Sud, les oc&#233;ans immenses et les d&#233;ferlantes sont plus pr&#233;sents que la terre ! Sydney-Hobart Courue entre Australie et Tasmanie, c&#8217;est la plus connue. Depuis 1944, elle r&#233;unit chaque ann&#233;e toutes sortes de voiliers de course<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Les-grandes-courses-cote-Sud/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans l&rsquo;h&eacute;misph&egrave;re Sud, il existe &eacute;galement des comp&eacute;titions, mais plus locales &ndash; par la forces des choses : au Sud, les oc&eacute;ans immenses et les d&eacute;ferlantes sont plus pr&eacute;sents que la terre !</strong></p>
<p><strong>Sydney-Hobart</strong><br />
Courue entre Australie et Tasmanie, c&rsquo;est la plus connue. Depuis 1944, elle r&eacute;unit chaque ann&eacute;e toutes sortes de voiliers de course et de course-croisi&egrave;re. Elle se dispute en &eacute;quipage, &agrave; No&euml;l, et plus d&rsquo;une centaine de bateaux y participent. C&rsquo;est la grande f&ecirc;te australienne de la voile, consid&eacute;r&eacute;e comme un &eacute;v&eacute;nement comparable &agrave; la Coupe Davis ou &agrave; une importante comp&eacute;tition de cricket.</p>
<p>En 1998, un fort coup de vent frappe la flotte, cinq bateaux coulent et seuls 44 des 115 concurrents parviennent &agrave; rallier Hobart. La disparition de six &eacute;quipiers endeuille l&rsquo;&eacute;preuve. Suite &agrave; cette trag&eacute;die, l&rsquo;&acirc;ge et l&rsquo;exp&eacute;rience requis pour pouvoir prendre le d&eacute;part sont sensiblement augment&eacute;s. Notons que le record actuel est d&eacute;tenu depuis 2005 par le maxi <em>Wild Oats XI</em>, en 1 jour, 18 heures, 40 minutes et 10 secondes.</p>
<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-21-1.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><em><strong>Le maxi Wild Oats XI est dot&eacute; d&#8217;une quille pivotante et d&#8217;un &laquo;canard&raquo; (safran avant). <br />
&copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</strong></em></span></p>
<p>D&rsquo;autres courses partent de Melbourne vers Hobart, Devenport, Osaka&hellip;</p>
<p><strong>Transpac Los Angeles-Hawaii</strong><br />
Cette TransPacifique est la grande &eacute;preuve de la zone Pacifique. Elle est n&eacute;e en 1906 et a connu 44 &eacute;ditions, &agrave; raison d&rsquo;une &eacute;preuve tous les deux ans. Organis&eacute;e les ann&eacute;es impaires, elle est courue en alternance avec la Newport-Bermudes, dont la premi&egrave;re &eacute;dition a &eacute;galement eu lieu en 1906.</p>
<p><u>Les pays</u><br />
Des bateaux repr&eacute;sentant la France, le Canada, la Hollande, l&rsquo;Allemagne, Honk-Kong, le Japon, l&rsquo;Italie, le Mexique, la Nouvelle-Z&eacute;lande&hellip;</p>
<p><u>Les bateaux</u><br />
Des bateaux de course, de croisi&egrave;re et de course-croisi&egrave;re sans jauge uniforme.</p>
<p><u>Quelques chiffres pour la caract&eacute;riser.</u><br />
&bull; 1700 bateaux ont pris le d&eacute;part depuis 1906.<br />
&bull; Elle r&eacute;unissait 80 bateaux en 1979.<br />
&bull; Temps de course : entre sept et neuf jours.<br />
&bull; Meilleur temps sur la distance en monocoque : 6 jours 16 heures 4 minutes 11 secondes par <em>Morning Glory</em>, un plan Reichel/Pugh allemand, en 2005.<br />
&bull; Meilleur temps sur la distance en multicoque : 6 jours 9 heures 18 minutes 26 secondes par le Fran&ccedil;ais Bruno Peyron &agrave; la barre du catamaran <em>Explorer</em> en 1997.</p>
<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-21-2.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><strong><em> Le catamaran Explorer de Bruno Peyron, roi de la TransPac. &copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</em></strong></span></p>
<p>La Transpac est une course domin&eacute;e par les Anglo-Saxons, m&ecirc;me si les Fran&ccedil;ais &ndash; Tabarly en 1972 sur <em>Pen Duick II</em>I et Bruno Peyron &ndash; y ont parfois brill&eacute;.</p>
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		<title>Sur la Route du Café</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Cr&#233;&#233;e en 1993, la Transat Jacques Vabre (ex-Route du Caf&#233;) se court en double tous les deux ans. Grande classique fran&#231;aise, elle r&#233;unit les meilleurs &#233;quipages en multicoques ORMA et en monocoques IMOCA. Son int&#233;r&#234;t est donc de proposer un genre particulier : le double. Se retrouvent ainsi dans le m&#234;me cockpit Ellen MacArthur et<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Sur-la-Route-du-Cafe/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cr&eacute;&eacute;e en 1993, la Transat Jacques Vabre (ex-Route du Caf&eacute;) se court en double tous les deux ans. Grande classique fran&ccedil;aise, elle r&eacute;unit les meilleurs &eacute;quipages en multicoques ORMA et en monocoques IMOCA.</strong></p>
<p>Son int&eacute;r&ecirc;t est donc de proposer un genre particulier : le double. Se retrouvent ainsi dans le m&ecirc;me cockpit Ellen MacArthur et Roland Jourdain, Jean Le Cam et Kito de Pavant, ou Franck Cammas et Steve Ravussin, Lo&iuml;ck Peyron et Franck Profit. Et l&agrave; encore, les skippers fran&ccedil;ais montent r&eacute;guli&egrave;rement sur le podium. </p>
<p>La neuvi&egrave;me &eacute;dition de la Transat Jacques Vabre partira du Havre les 7 et 8 novembre 2009 et se disputera sur un parcours modifi&eacute;, mais les classes de bateaux admises seront les m&ecirc;mes que pour les &eacute;ditions pr&eacute;c&eacute;dentes.</p>
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		<title>Des Minis 6,50 mètres à l’assaut de l’Atlantique</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La Transat 6,50 (ex-Mini-Transat) se dispute tous les deux ans, en solitaire, sur des petits monocoques de 6,50 m&#232;tres. C&#8217;est la course la plus internationale, celle qui, peut-&#234;tre, r&#233;ussit &#224; combler le foss&#233; culturel entre les Anglo-Saxon et les Latins. 89 participants et 16 nationalit&#233;s &#233;taient au d&#233;part de La Rochelle pour l&#8217;&#233;dition 2007 :<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Des-Minis-650-metres-a-lassaut-de-lAtlantique/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Transat 6,50 (ex-Mini-Transat) se dispute tous les deux ans, en solitaire, sur des petits monocoques de 6,50 m&egrave;tres. C&rsquo;est la course la plus internationale, celle qui, peut-&ecirc;tre, r&eacute;ussit &agrave; combler le foss&eacute; culturel entre les Anglo-Saxon et les Latins. </strong></p>
<p>89 participants et 16 nationalit&eacute;s &eacute;taient au d&eacute;part de La Rochelle pour l&rsquo;&eacute;dition 2007 : le succ&egrave;s de la Transat 6,50 est croissant. A partir de 2010, il est d&rsquo;ailleurs pr&eacute;vu qu&rsquo;une transat suppl&eacute;mentaire soit mise en place les ann&eacute;es paires.</p>
<p>La raison d&rsquo;une telle r&eacute;ussite est simple : un monocoque de 6,50 m&egrave;tres est (relativement) peu on&eacute;reux. Une campagne peut co&ucirc;ter entre 50 000 et 150 000 euros. R&eacute;sultat, une tr&egrave;s forte participation depuis sa cr&eacute;ation en 1977.</p>
<p>C&rsquo;est la course dans laquelle toutes les innovations technologiques ont &eacute;t&eacute; mises au point. De la quille pivotante aux d&eacute;rives asym&eacute;triques en passant par les gr&eacute;ements en fibres composites, les 6,50 m&egrave;tres servent de laboratoire.</p>
<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-19-1.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><em><strong>Les Minis 6.50 : un concentr&eacute; d&#8217;&eacute;nergie, de toile et de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;. Un concentr&eacute; d&#8217;innovations, aussi. Bien des atouts, donc &ndash; et, logiquement, beaucoup de succ&egrave;s ! &copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</strong></em></span></p>
<p>Le vainqueur 2007, Yves Le Blevec, est arriv&eacute; &agrave; Salvador (Br&eacute;sil) au terme de 17 jours, 6 heures, 38 minutes et 2 secondes de mer depuis Mad&egrave;re, &agrave; la vitesse de 7,30 n&oelig;uds de moyenne. A bord d&rsquo;un bateau de 6,50 m&egrave;tres&hellip;</p>
<p>Parmi ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, citons Jean-Luc Van den Heede et Bruno Peyron (1977), Lo&iuml;ck Peyron et Lionel P&eacute;an (1979), Yves Parlier (1985), Isabelle Autissier et Laurent Bourgnon (1987), Michel Desjoyeaux et Marc Thiercelin (1991), Thierry Dubois (1993), Yvan Bourgnon (1994), Thomas Coville et Ellen MacArthur (1997) &ndash; excusez du peu !</p>
<p>Bien que plus internationale, la Transat 6,50 reste domin&eacute;e par les skippers fran&ccedil;ais.</p>
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		<title>La Volvo Ocean Race (ex-Whitbread), régate planétaire</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:19:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[N&#233;e en 1973, parrain&#233;e par l&#8217;un des tout premiers sponsors de la voile, la brasserie Whitbread (d&#233;j&#224; pr&#233;sente en 1966 aux c&#244;t&#233;s de Chichester), la Whitbread Race est &#171;la&#187; grande &#233;preuve oc&#233;anique en &#233;quipage autour du monde. C&#8217;est une comp&#233;tition organis&#233;e tous les quatre ans. Les noms de Peter Blake, Eric Tabarly, Grant Dalton, Chris<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/La-Volvo-Ocean-Race-ex-Whitbread-regate-planetaire/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>N&eacute;e en 1973, parrain&eacute;e par l&rsquo;un des tout premiers sponsors de la voile, la brasserie Whitbread (d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sente en 1966 aux c&ocirc;t&eacute;s de Chichester), la Whitbread Race est &laquo;la&raquo; grande &eacute;preuve oc&eacute;anique en &eacute;quipage autour du monde. C&rsquo;est une comp&eacute;tition organis&eacute;e tous les quatre ans.</strong></p>
<p>Les noms de Peter Blake, Eric Tabarly, Grant Dalton, Chris Dickson, Paul Cayard, Chay Blith, Mike Sanderson et Robin Knox-Johnston brillent au panth&eacute;on de cette institution.</p>
<p>La Whitbread est la parfaite illustration de l&rsquo;antagonisme entre les Fran&ccedil;ais et les Anglais.<br />
<em>Pen Duick VI</em>, le ketch d&rsquo;Eric Tabarly, fut disqualifi&eacute; de la course d&egrave;s la premi&egrave;re &eacute;dition par un Comit&eacute; qui jugea hors r&egrave;glement sa quille en uranium appauvri. Tabarly ne le pardonna jamais aux Anglais.</p>
<p><img border="0" alt="" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-18-1.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><strong><em>Pen Duick VI, le grand malchanceux, le grand perdant de la Whitbread 1973. &copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</em></strong></span></p>
<p><strong>Les pays</strong><br />
Depuis sa cr&eacute;ation en 1973, bien des pays s&rsquo;y sont risqu&eacute;s, mais bien peu s&rsquo;en sont sortis avec les honneurs.<br />
En 2005, l&rsquo;Australie, la Su&egrave;de, la Hollande, l&rsquo;Espagne, et le Br&eacute;sil ont engag&eacute; des bateaux.<br />
En 2008, la dixi&egrave;me &eacute;dition compte huit &eacute;quipages repr&eacute;sentant des pays habitu&eacute;s du circuit (Etats-Unis, Su&egrave;de, Espagne, Pays-Bas&hellip;), mais aussi des pavillons plus inhabituels comme la Russie, l&rsquo;Irlande et la Chine.</p>
<p><strong>Les bateaux</strong><br />
Au fur et &agrave; mesure des &eacute;ditions, les bateaux ont &eacute;volu&eacute; en fonction du r&egrave;glement qui est pass&eacute; d&rsquo;une jauge souple &agrave; une jauge contraignante, puis aux semi-monotypes, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;une jauge rigoureuse, nomm&eacute;e Whitbread Ocean Race 60, puis VOR 60 et VO 70, impose un type de monocoque. Taill&eacute;s pour faire le tour du monde &agrave; haute vitesse, les Volvo 70 sont capables de marcher entre 25 et 30 n&oelig;uds et couvrent, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;<em>Ericsson 4</em>, men&eacute; en 2008-09 par le Br&eacute;silien Torben Grael, pr&egrave;s de 600 milles par 24 heures, soit des moyennes de 25 n&oelig;uds sur une journ&eacute;e !</p>
<p><img border="0" alt="" src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-18-2.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><strong><em>ABN-Amro 1, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2005-2006, barr&eacute; par Mike Sanderson. <br />
&copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</em></strong></span></p>
<p>Les VO 70 sont con&ccedil;us pour r&eacute;sister aux pires conditions tout en communiquant en permanence avec la terre. Un exercice pris&eacute; surtout par les Anglo-Saxons et les descendants des Vikings.</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour illustrer cette comp&eacute;tition.</strong><br />
&bull; Elle a &eacute;merveill&eacute; plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de navigateurs anglo-saxons, d&rsquo;Europe du Nord mais aussi de France.<br />
&bull; Pas un nom connu de la course au large dans le monde ne manque &agrave; l&rsquo;appel des Cap-Horniers de la Whitbread.<br />
&bull; Elle a &eacute;t&eacute; remport&eacute;e une seule fois par un &eacute;quipage fran&ccedil;ais, en 1985-86 par <em>L&rsquo;Esprit d&rsquo;Equipe</em>, skipp&eacute; par Lionel P&eacute;an.<br />
&bull; Aujourd&rsquo;hui, un VO 70 mesure un peu plus de 20 m&egrave;tres, co&ucirc;te quatre millions d&rsquo;euros &ndash; sans voiles ni &eacute;lectronique.<br />
&bull; La campagne d&rsquo;un bateau vaut 12 millions d&rsquo;euros sur le plan technique et 14 millions d&rsquo;euros pour le marketing. Soit un total de plus de 25 millions d&rsquo;euros pour un bateau pour quatre ans (fourchette haute).<br />
&bull; Le budget consacr&eacute; par Volvo pour l&rsquo;organisation serait de 20 millions de dollars US.</p>
<p>La Volvo Ocean Race est un &eacute;v&eacute;nement organis&eacute;, pens&eacute; et g&eacute;r&eacute; selon le mode anglo-saxon. Et le plus souvent domin&eacute; par un &eacute;quipage anglo-saxon, sinon nordique.<br />
A noter enfin que le parcours de l&#8217;&eacute;dition 2008-09 est in&eacute;dit, puisqu&#8217;il passe notamment par l&#8217;Inde et la Chine. Un parcours int&eacute;ressant pour les marins, certes. Mais aussi &ndash; et surtout &ndash; pour les sponsors&hellip;</p>
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		<title>Ultime exercice : la Solitaire du Figaro</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 15:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Horeau</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La Solitaire du Figaro, n&#233;e Course de l&#8217;Aurore, est un peu le &#171;championnat d&#8217;Europe de la navigation en solitaire&#187;. C&#8217;est une comp&#233;tition annuelle. Et, surtout, difficile. Tr&#232;s difficile. N&#233;e en 1970, cette &#233;preuve au format original s&#8217;articule autour de quatre &#233;tapes d&#8217;environ 400 milles chacune, soit trois &#224; quatre jours de mer &#224; chaque &#233;tape.<a href="http://Lapallaz.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/11/30/Ultime-exercice-la-Solitaire-du-Figaro/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Solitaire du Figaro, n&eacute;e Course de l&#8217;Aurore, est un peu le &laquo;championnat d&rsquo;Europe de la navigation en solitaire&raquo;. C&rsquo;est une comp&eacute;tition annuelle. Et, surtout, difficile. Tr&egrave;s difficile.</strong></p>
<p>N&eacute;e en 1970, cette &eacute;preuve au format original s&rsquo;articule autour de quatre &eacute;tapes d&#8217;environ 400 milles chacune, soit trois &agrave; quatre jours de mer &agrave; chaque &eacute;tape. La course &eacute;tend ses ailes entre la France, la Grande-Bretagne ou l&rsquo;Irlande, et l&rsquo;Espagne. R&eacute;sultat, une comp&eacute;tition excessivement rude, qui se situe entre le sprint et le 1500 m&egrave;tres, en tout cas men&eacute;e sur un rythme de 100 m&egrave;tres durant un mois ! Ce qui se fait de plus difficile en mati&egrave;re de solitaire.</p>
<p>Son cr&eacute;ateur, Jean-Michel Barrault, l&rsquo;a surnomm&eacute;e &laquo;l&rsquo;ENA de la voile&raquo;. Expression sans faille. Sauf qu&rsquo;il est rare qu&rsquo;un ministre ou qu&rsquo;un pr&eacute;fet retourne &agrave; l&rsquo;ENA lorsqu&rsquo;il est en exercice ! Poupon, Desjoyeaux, Le Cam, Riou, Gautier, Arthaud reviennent r&eacute;guli&egrave;rement go&ucirc;ter &agrave; l&rsquo;ultime raffinement sportif de la Solitaire, &agrave; sa grande g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; sur le plan humain, alors qu&rsquo;ils ont en poche une victoire dans le Vend&eacute;e Globe, la Route du Rhum, la Transat anglaise &ndash; quand ils ne cumulent pas les trois dipl&ocirc;mes.</p>
<p><strong>Les pays</strong><br />
Si l&rsquo;on retrouve tous les pays d&rsquo;Europe au d&eacute;part, la majorit&eacute; des skippers sont fran&ccedil;ais.</p>
<p><strong>Les bateaux</strong><br />
Parfaitement identiques, les Figaro B&eacute;n&eacute;teau 2 (plan Lombard de 10,15 m&egrave;tres et 3 tonnes) constituent une s&eacute;rie monotype qui sort des cha&icirc;nes de fabrication du chantier vend&eacute;en &eacute;ponyme. </p>
<p><img src="/wp-content/blogs.dir/24/files/default_24/dh-17-1.jpg" broder="0" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(238, 122, 52);"><em><strong> Le monotype aujourd&#8217;hui utilis&eacute; pour la Solitaire <br />
du Figaro, le Figaro B&eacute;n&eacute;teau 2. &copy; Fran&ccedil;ois Chevalier.</strong></em></span></p>
<p>La comp&eacute;tition se joue &agrave; armes &eacute;gales, &agrave; l&rsquo;exception du talent du navigateur, de son expertise m&eacute;t&eacute;o, de sa capacit&eacute; tactique, de son exp&eacute;rience strat&eacute;gique, de sa connaissance de la gestion du sommeil, de la nutrition, de sa force mentale&hellip;</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour illustrer la comp&eacute;tition.</strong><br />
&bull; Plus de 600 skippers ont d&eacute;j&agrave; pris le d&eacute;part de cette course.<br />
&bull; Tous les grands noms de la voile, &agrave; l&rsquo;exception de Eric Tabarly et de Titouan Lamazou, s&rsquo;y sont arr&ecirc;t&eacute;s, quelquefois durant dix ann&eacute;es cons&eacute;cutives avant de la gagner.<br />
&bull; Seulement deux navigateurs l&rsquo;ont remport&eacute; trois fois : Poupon et Le Cam.<br />
&bull; Le Cam est le seul navigateur &agrave; avoir remport&eacute; dix &eacute;tapes.<br />
&bull; Un bateau co&ucirc;te 130 000 euros environ.<br />
&bull; Une saison co&ucirc;te entre 100 et 200 000 euros.<br />
&bull; 13 secondes s&eacute;paraient &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e le vainqueur Armel Le Cl&eacute;ac&rsquo;h de son dauphin Alain Gautier en 2003.</p>
<p>Alors que l&rsquo;ann&eacute;e 2009 marquera la quaranti&egrave;me &eacute;dition de la Solitaire, cet exercice ultime de navigation en solitaire est jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent totalement domin&eacute; par les skippers fran&ccedil;ais.</p>
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